Cordeo : canyoning, escalade, via-ferrata et spéléologie autour de Grenoble

Grande voie gorges du Verdon

Cap sur les grandes voies

Envie de prendre de la hauteur, de découvrir d’autres “espaces verticaux”, de vivre l’expérience des grandes voies : c’est possible et c’est même vivement conseillé ! Notre région grenobloise est riche en falaises de plusieurs longueurs et, si ça ne suffit pas, vous pourrez envisager un séjour sur l’un des milliers de sites qui se dressent aux 4 coins de notre belle planète… 

D’abord il faut tordre le cou à l’idée selon laquelle les grandes voies seraient réservées aux grimpeurs particulièrement expérimentées. On peut trouver des itinéraires de tous niveaux et très bien équipées, aussi bien qu’en falaise école. Maintenant il faut garder à l’esprit que la progression sur plusieurs longueurs nécessitera forcément un matériel particulier et un apprentissage de techniques adaptées, la sécurité reste la base de l’escalade ! Savoir poser un relais, assurer un second depuis le haut, descendre en rappel auto-assuré, faire une réchappe… Autant de techniques de corde que vous pourrez apprendre d’abord sur des falaises de 2 à 3 longueurs, comme par exemple St-Egrève Rochepleine ou bien encore le Col du Coq ou Lans-en-Vercors. Un moniteur d’escalade pourra vous enseigner ces techniques sur tous les itinéraires en dessous de 1500 mètres d’altitude ; au-dessus, il faudra prévoir un guide de haute-montagne. 

Il faut par contre bien différencier les grandes voies équipées “à demeure”, avec de solides spits ou broches raisonnablement espacés, de celles partiellement ou pas du tout équipées, qui nécessiteront de prendre des coinceurs, des friends, des pitons, bref du matériel amovibles à ajouter vous-même dans les aspérités du rocher, afin de garantir votre sécurité. Rien d’insurmontable, mais ça demandera un apprentissage supplémentaire. Là encore, un professionnel, moniteur ou guide, pourra vous aider à accéder à l’autonomie, ou bien aussi vous accompagner sur un itinéraire qui vous tient à cœur.  Attention de ne pas minimiser l’aspect psychologique : grimper une grande voie, quelle qu’elle soit, présente déjà un stress supplémentaire par rapport à une falaise école, du fait bien sûr de la hauteur, alors devoir poser soi-même des points de progression, en évaluer la solidité, c’est encore une étape supplémentaire ! Humilité et patiente sont de mise...

Mais quel plaisir et quelle satisfaction de voir son champ de grimpe s’élargir… Et que de belles falaises vous pourrez accéder en sachant évoluer sur plusieurs longueurs. L’expérience est unique et propre à chaque site, à chaque moment. Le partage avec vos “compagnons de cordée”, dans une grande voie, est un moment magique, qu’on n’oublie pas (et on a rapidement envie de s’y remettre, le virus est vite pris !). Alors cap sur les falaises de Presles, dans le Vercors, les Calanques, entre Marseille et Cassis ou encore les gorges du Verdon, pour ne citer que les plus classiques… Les grandes voies n’attendent que vous !

Bertrand Lagrange

Visite des grottes de St Christophe

Les grottes de St Christophe, visites culturelles et/ou sportives en Chartreuse!

Le site :

Au coeur de la Vallée de Chartreuse (Savoie), sur les terres savoyardes, frontières du Dauphiné, se cache le site historique des Grottes de Saint-Christophe, condensé de patrimoine culturel et naturel, passage ancestral de l'eau et des hommes.
La nature a pris son temps pour nous offrir un site remarquable par ses paysages et son histoire.
Depuis 7 millions d'années, l'eau creuse et sculpte merveilleusement la roche calcaire offrant aujourd'hui la grotte supérieure parcourue par l'eau, et la grotte inférieure devenue fossile. Historiquement appelées « Grottes des Échelles », leur visite permet la découverte de centaines de mètres de galeries en forme de méandre.

 

Visites :

1h20 de visite commentée et passionnée, au cœur d'un site naturel et historique unique en Chartreuse (Savoie) : les Grottes de Saint-Christophe ! Conçue pour répondre aux attentes de toute la famille, cette visite guidée ravira les curieux de tous âges !

...et pour aller plus loin, ce site offre des possibilités d'exploration en spéléologie, en famille, avec les enfants dès 5 ans et pour les sportifs amateurs de sensations, un parcours d'Acrospéléo mêlant exploration et ateliers de franchissement ludiques en hauteur : enchainement de tyroliennes, ponts de singes, mains courantes et rappels.

Relativité de la difficulté en escalade

Sujet sensible : la cotation des voies

En tant que grimpeurs, notre principal repère quant à nos performances est la cotation des voies

(c'est à dire, enchaînées, en tête, sans point de repos artificiel). Cette échelle permet de faire ses

choix de voies, déterminer ses objectifs et...faire couler beaucoup de salive! Car il faut bien

avouer que lorsqu'on parle des niveaux éloignés (vers le bas) de notre plafond, nous accordons peu d'intérêt aux nuances, alors que dans la zone haute de notre référentiel individuel, là, il peut s'agir d'une affaire de la plus haute importance pour l'espèce homogrimpus!

Mon objectif, ici, est de mettre en perspective les éléments influençant la cotation afin de relativiser un peu ce sujet si brûlant pour certains (en vérité, chacun de nous, surtout lors d'une crise de mauvaise foi...).

 

La perspective historique est nécessaire pour s'y retrouver :

rappelons-nous que jusqu'à la fin des années soixante, l'échelle était bloquée au sixième degré (VI), correspondant aux "limites des possibilités humaines".

C'est un élément très important car, n'ayant pas "le droit" d'annoncer avoir fait une voie en VII (ou VI+), on disait qu'elle était en VI. De même, si on estimait que ce n'était pas les limites humaines, on optait pour un V+, d'où la difficulté parfois extrêmes de ces voies qu'on a parfois omis de recoter! Méfiez-vous donc particulièrement des cotations en chiffres romains, un V+ pouvant parfois cacher un 6a+ surtout s'il s'agit d'un style peu moderne : dièdre, fissure un peu large, cheminées...

 

Après les styles « alpinistiques » dans lesquels nos ancêtres en tricounis excellaient, étant plutôt habitués à grimper les lignes de faiblesse naturelles qui permettaient

de se protéger naturellement au moyen de pitons et autres coinceurs et de coincer leurs "grosses" (chaussures d'alpinisme), est venue, avec le piton à expansion et l'utilisation de

chaussons d'escalade, l'ère de la dalle compacte et autres murs à croûtes. Les qualités des grimpeurs des 80's se sont alors naturellement développées dans cette direction. Sans oublier que

l'équipement parfois minimaliste des voies, encore emprunt de l'esprit alpin, consistait principalement à ne pas se tuer en cas de chute! La maîtrise de soi dans une situation

impressionnante, voire dangereuse étant alors une valeur importante dans notre activité, donnait lieu à un jeu flirtant souvent avec (voire dépassant) les limites! Être grimpeur,

alors, signifiait vouloir se confronter à ce risque et se dépasser psychologiquement (illustré à l'extrême par la pratique du solo présentée alors presque comme un accomplissement dans la pratique de l’escalade).

En regard de ces éléments, le grimpeur moderne, habitué à un équipement abondant s'étant progressivement resserré pour ne pas se blesser, puis, parfois pour ne pas se faire peur, ou pour

permettre de travailler les mouvements sans tomber à chaque essai et, s'entraînant de plus en plus souvent sur les supports très raides des salles d'escalade, trouve souvent les secteurs

"old school", très justement côtés sévèrement et donc peu valorisants allant parfois, cette fois-ci, injustement, jusqu'à les bouder!

On retrouve alors, à l'inverse des voies très raides et résistantes (un style plus dans l’air du temps), fraîchement équipées qui auraient pu paraître très sévères (et odieusement sur-équipées) par le passé. Il faut donc bien tenir compte des modes ayant pu développer plus ou moins de compétences spécifiques selon les époques et les lieux de pratiques habituels de chacun pour relativiser la réalité d'une cotation par rapport à la perception qu'on peut en avoir.

Eh oui, finalement, tout est là dans le problème des cotations, il y a ce qui est valorisant, donc agréable et encourageant, et ce qui ne l'est pas, et donc éventuellement repoussant...

 

Ça, c'était pour les facteurs historico-psycho-sociaux!

 

D'autres éléments subjectifs sont également à prendre en compte. En plus des habitudes de pratique de chacun, on retrouve l'inégalité morphologique qui, elle, est immuable, sauf pour

les enfants. On ne peut nier que de nombreux mouvements ne sont pas de la même difficulté, si l'on mesure 1.50m, 1.70m ou 1.90m et que certains ne seront même pas réalisables par les plus

petits gabarits ce qui peut forcer, souvent, à relativiser, voire faire preuve d'un certain sens de l'humour face à la cotation annoncée.

 

Rappelons également que la cotation ne prend en compte que la méthode de franchissement des difficultés la plus simple. Cette méthode peut parfois ne pas être intuitive du tout, et

que, si on ne possède pas le mode d'emploi détenu par les seuls gardiens des secret locaux, on peut se retrouver face à des difficultés supérieures à celles annoncées!

Les conditions atmosphériques (température et humidité) peuvent également faire varier de manière sensible la difficulté d'un passage particulièrement lisse trompant alors nos sensations du moment.

 

Pour conclure, dans notre discipline, nous ne disposerons jamais d'outils aussi précis que le chronomètre pour juger d'une performance et la cotation doit rester un point de repère pour

s'orienter dans ses choix. L'expérience apprend à relativiser ses réussites et ses échecs.

Lorsque vous ouvrez un topo, pensez à regarder les dates d'ouvertures des voies, ça incite parfois à aborder la falaise avec un peu plus d'humilité (en générale, les cotations modernes sont

moins serrées) et ainsi éviter une trop désagréable remise à l'heure. Si un style dominant se dégage du lieu, les exigences serons souvent plus marquées dans celui-ci, les grimpeurs locaux

ayant développés plus particulièrement les compétences qui y sont liées.

Bref, relativisez! Ce qui compte, c'est de s'être donné à fond dans son escalade, avoir été à la limite de l'échec mais d'avoir quand même réussi in-extremis. C'est là qu'on trouve le plus

grand plaisir de l'escalade sportive et tant pis si, d'habitude, vous réussissez à vue une cotation donnée et que, pour cette voie, il vous aura fallu 6 essais. Elle vous aura fait progresser

contrairement à une voie annoncée plus difficile et réalisée à vue - mais ça c'est quand-même bon pour le moral! Pensez-y au bar des grimpeurs, quand au bout de 2h de débats animés et

à la 8ème tournée (au moins, ça fait marcher le commerce), vous n'avez toujours pas arrêté la cotation de la nouvelle voie à 7c++ dur ou un 8a facile...

Un nom de voie me paraît très à propos, à Pierrot Beach – Vercors : "Cotation, piège à cons"!

 

 

 

 

Presles en hiver

Les falaises d'hiver

L’hiver arrive dans quelques jours et le froid est déjà bien installé sur Grenoble… Bien sûr les salles d’escalade chauffées offrent un confort bien appréciable ! Mais c’est souvent oublier le charme incomparable des falaises au soleil, qui offrent un support de choix aux grimpeurs motivés par l’extérieur.

On a même tendance à oublier que certains sites de la région grenobloise sont carrément plus agréables en hiver, la période estivale étant souvent synonyme de surchauffe… C’est le cas de Comboire, une falaise ancienne, plein sud (sur les premiers secteurs) et très à l’abris du vent. Il faudra juste prévoir de ne pas arriver trop tard : massif du Vercors oblige, le site passe à l’ombre dès le milieu de l’après-midi. Autre exemple, là aussi un grand classique : St-Egrève Rochepleine. La falaise est bien ensoleillée et dégagée, il faudra juste éviter les jours où ça souffle, la vallée étant particulièrement exposée aux vents d’ouest et à la bise…

Vous avez une journée ou un week-end et souhaitez aller un peu plus loin ? Le Vercors offre quelques destinations de choix, à une heure maximum de Grenoble. Sur Presles, vous pourrez par exemple accéder à de nombreux secteurs bien ensoleillés, parfaitement adaptés à la grimpe hivernale, sur des sites écoles mais aussi sur la spécialité du coin, les grandes voies. Encore moins loin, il y a Lans-en-Vercors, toujours plein sud. Mais il faudra compter sur l’absence de neige, sinon attention à l’eau de fonte qui peut rapidement mouiller le rocher.

Vous l’aurez compris, hiver ne signifie pas forcément neige et ski. Ne mettez pas vos chaussons au placard et profitez au contraire de l’effet “four” de quelques falaises bien ensoleillées : le t-shirt au mois de janvier, c’est possible ! Maintenant, le ski, on aime aussi, et on comprendra donc que vous fassiez tout de même quelques infidélités à l’escalade… !

Bertrand Lagrange

Relais en escalade

L'environnement spécifique

Le Décret qui liste les activités dites « en environnement spécifique » est sans aucun doute le texte de Loi qui structure le plus en profondeur les sports de nature, c’est aussi l’un des moins connus. Il faut dire qu’il porte sur le contrôle des organismes de formation en charge de faire passer les diplômes des futurs professionnels de ces activités. De prime abord, ce n’est pas le sujet le plus proche de la pratique... Et pourtant, les professionnels sont souvent ceux qui vont faire découvrir, transmettre et bien sûr assurer la sécurité, auprès de publics multiples : débutants ou confirmés, jeunes enfants ou séniors, au sein d’un club associatif ou d’un bureau commercial... Il est donc fondamental de se pencher sur la manière dont les moniteurs, actuels et futurs, sont et seront formés pour nos activités.

Mais que contient donc ce fameux Décret ? D’abord une définition de l’environnement spécifique, assez succincte : selon le texte de loi, il s'agit d'un milieu naturel dont le caractère imprévisible pose des problèmes de sécurité particuliers. Vient ensuite une liste de sports, dont le ski, l’alpinisme ou la plongée, par exemple ; mais aussi l’escalade, le canyoning et la spéléologie, pour ce qui nous concerne directement. Il convient de revenir plus précisément sur l’escalade, car contrairement aux autres, elle n’est que partiellement en environnement spécifique : les voies de plusieurs longueurs et les sites en terrains d’aventure sont les seuls à en faire partie. Il faut comprendre « terrain d’aventure » au sens strict du classement des sites, classement réalisé par la fédération délégataire de l’escalade, la FFME. Il suffit de se reporter à son site web pour savoir si un site est classé « terrain d’aventure » ou « sportif » : c’est assez simple, il n’y a que ces deux catégories !

Quelle est la conséquence de ce Décret pour les sports y figurant ? Considérant les enjeux de sécurité, l’État impose que les organismes de formation en charge des diplômes professionnels de ces activités soient placés sous son contrôle direct. Pour les trois activités qui nous concernent directement, ce sont donc les Centres de Ressources, d'Expertise et de Performance Sportives (CREPS) de Vallon-Pont-d’Arc, Montpellier et Aix-en-Provence, placés sous le contrôle du Ministère des Sports, qui dispensent les formations. Des équipes spécialisées, composées de formateurs fonctionnaires d’État, coordonnent ainsi des cursus d’un haut niveau technique, avec une grande stabilité dans le temps. Vous l’aurez compris, si l’environnement spécifique est une loi contraignante pour l’ensemble de la filière, c’est aussi un modèle qui a fait ses preuves pour former des professionnels très compétents. Dans des activités en plein développement, mais où le risque reste une réalité indéniable, c’est bien là l’essentiel !

Bertrand Lagrange

V comme Voler

V comme Voler

En escalade il est bien évident qu’il est préférable de voler dans un gros dévers que dans une mauvaise dalle. Ou alors il faut vraiment voler, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.

L'un des nombreux toboggans du canyon des Moules Marinères

Elles sont fraîches nos moules!

Ça-y-est, l'arrosage massif de nos régions est enfin terminé!

On est enfin en été et la plupart de nos rivières ont purgés leurs excès printaniers, nous permettant maintenant de parcourir la plupart des descentes de canyon de la région.

Parmi celles particulièrement sensibles, nous trouvons la descente de la Gresse, aussi nommée "Moules Marinières" par les canyoneurs (routiers aquatiques!), qui est désormais praticable pour le plaisir du plus grand nombre. Une eau bien fraîche et abondante qui nous réveille et nous propose de chahuter un peu, dans laquelle il vaudra mieux rester tonique et actif pour ne pas subir mais accompagner ses humeurs.

Alors, on serre ses combis, on y va le matin pour profiter du soleil pendant et après (ça fait du bien de se réchauffer au soleil et se nourrir après avoir laissé ses calories dans l'eau!), en plus ça réveille, et c'est parti pour une descente sauvage, variée et active!

Infos

Escalade enfants et ados

Stages d'escalade pour enfants et ados - Eté 2016

Comme chaque année, Cordeo vous propose de nombreux stages d'escalade pour les enfants et ados sur sites naturels autour de Grenoble durant l'été 2016.

Différentes formules sont proposées en fonction des tranches d'âge : 5-7 ans - 7-10 ans - 8-12 ans et 13-17ans. Les durées sont variables selon les formules : de 3 demi-journées pour les plus jeunes à 3 demi-journées + 1 journée pour les plus grands. Ces stages sont accessible aussi bien aux débutants qu'aux habitués des cours collectifs et autres clubs.

Nouveau!

Face à une demande récurrente, nous proposons également, cette année, pour les ados : 

- un stage multi-activités comportant de l'escalade, de la via-ferrata, du canyoning et la traversée des célèbres 3 Pucelles de St Nizier (du Moucherotte) par le parcours Honneger. Nous sommes certains que la variété du programme ravira tous nos participants, qu'ils découvrent l'activité ou qu'ils la pratiquent régulièrement!

- un stage de canyoning : activité estivale de pleine nature, ludique et active par excellence! Nous parcourrons 2 itinéraires en demi-journée et 2 autres en journée complète parmi les classiques descentes de rivères de Chartreuse, Vercors et Bauges. C'est l'activité idéale pour les chaudes journées d'été!

Nos effectifs étant limités à 6 ou 8 participants par groupe, nous vous conseillons de ne pas attendre la dernière minute pour effectuer l'inscription...

Vous trouverez de nombreux détails de ce programme sur la page suivante : http://ecoleescalade.cordeo.fr/stages-escalade.html#enfants

N'hésitez pas à nous appeler si vous souhaitez de plus amples informations.

Bon été actif à tous et à toutes!

Yann Lefort

Escalade en Sicile : San Vito Lo Capo

L'escalade en Sicile a commencé à se développer depuis longtemps mais l'activité n'est devenu attractive pour le tourisme que depuis peu! Les principaux sites se trouvaient aux abords des villes (Palerme, Syracuse...) et, sans manquer d'intérêt sportif, séduisaient peu les voyageurs en quête de grimpe exotique (accès scabreux ou introuvable, 
cadre parfois repoussant...). Les secteurs autour de San Vito Lo Capo - station balnéaire sympathique à 1h à l'Est de Palerme - comportent pourtant depuis les années 90 de très belles lignes d'escalade sportive, souvent équipées par des grimpeurs de passage ou, pour les grandes voies, plus ou moins dans un style terrain d'aventure, laissant un peu de matériel précaire en place.
 Leur densité trop faible et un équipement inadapté au milieu marin (la mer est à quelque centaines de mètres voire moins!) n'ont pas su convaincre les voyageurs pendant des années jusqu'à ce que des locaux s'y attellent sérieusement pour équiper des lignes de tous niveaux (surtout dans le 5, 6 et 7) avec du matériel adapté et dans un style plus actuel (moins engagé...). En ajoutant à cela des infrastructures croyant au potentiel touristique de l'activité sur le sites (un camping aux couleurs de la grimpe à 5 minutes, à pied des premiers secteurs), la mer très proche permettant de faire autre chose que grimper (si si, c'est possible!) ou partager son temps avec les amis ou la famille qui ne grimperaient pas, 
des cotations plutôt flateuses (pas toujours dans le 6, encore que se réajustant progressivement...), une escalade sur d'esthétiques volumes de concrétions dans presque tous les niveaux y compris pour les enfants, et une population locale très accueillante, il n'en fallait pas plus pour rendre l'endroit populaire! Les ancrages vetustes ont pour la plupart disparus pour être remplacés par de l'inox adapté permettant alors de fréquenter des endroits jusque-là délaissés (Lost Wolrd et ses chandelles de plus en plus saines, la partie gauche de Cathedral nel deserto, qui est l'un des plus anciens secteurs...).Les grandes voies intéressantes ont également été rééquipées où ne tarderont pas à l'être. Sur place, rendez-vous au Climbing shop - Bar, ils vous tiendrons au courant de l'état actuel des choses car faisant parti des acteurs locaux de l'équipement des voies.
Les meilleurs saisons pour s'y rendre sont l'automne et le printemps (plus humide mais luxuriant et fleuri). Toutes les orientations étant présentes, il est facile de s'organiser pour ne pas avoir trop chaud (on est quand-même à hauteur de la Tunisie...) et le climat insulaire chasse vite les nuages offrant souvent, même les jours de "mauvais temps", de belles fenêtres de grimpe. 
Je ne parle ici que de San Vito Lo Capo, mais de nombreux sites existent et sont en cours de développement sur l'île comme les belles voies de plusieurs longueurs sur la route de Palerme (Monte Pellegrino...) et une importante concentration autour de Syracuse. On doit visiter pour vous en parler bientôt j'espère!
N'attendez pas ici de sélection de voies, le plaisir du voyage allant de paire avec la découverte!

Topos : Di Roccia di sole et Sicily Roc
Quelques photos 

La via-ferrata de la Dent-du-Chat, au-dessus du lac du Bourget

Via-ferrata, des parcours pour tous !

Les via-ferrata modernes sont apparues en France au début des années 1990. Equipement normalisé et promotion touristique forte ont permis un développement rapide et dynamique de cette activité proche de l'escalade. Des cotations ont aussi vu le jour et du matériel spécifique s'est créé, principalement les fameuses longes doubles avec absorbeur de choc.

Caractérisées par un aménagement important du rocher (câbles, échelles, ponts...), permettant une progression moins technique et aléatoire que l'escalade, la via-ferrata est peu à peu devenue une activité grand public... Avec tout de même quelques déboires pour certains débutants ! Car la via-ferrata nécessite dans tous les cas un apprentissage, une expérience et une condition physique adaptés : se déroulant toujours en falaise, il faut au minimum connaître les bases permettant l'assurage en milieu vertical... Les longes, certes, mais encore faut-il bien les utiliser ! Et savoir aussi mettre, au préalable, un baudrier et un casque. Enfin il nous semble important de savoir sortir, si besoin, une corde pour un assurage secondaire, ou plus simplement savoir "se vacher" pour se reposer en paroi. Un moniteur pourra vous apporter toute son expertise lors d'une sortie encadrée, y compris pour des pratiquants expérimentés qui souhaiteraient connaître des techniques complémentaires, par exemple pour eux-même accompagner des partenaires plus débutants.

Il faut savoir aussi adapter son choix de via-ferrata à son niveau et à ce que l'on recherche... Et en la matière, toutes les via-ferrata ne se valent pas, loin s'en faut ! Comme nous l'avons vu au début de l'article, il existe des cotations, facilement accessibles en consultant le topo de chaque via-ferrata. L'échelle est large, allant de F (Facile) à ED (Extrêmement Difficile), reprenant ainsi un système de cotation surtout utilisé en alpinisme. Les critères entrant en jeu dans le choix de la cotation sont nombreux (verticalité, longueur, engagement, technicité...) et comme toute échelle de ce genre, ce n'est pas une science exacte ! Selon les sites, selon votre forme ou selon les conditions météorologiques, vous trouverez parfois une via-ferrata Peu Difficile bien plus délicate qu'une autre... Là aussi, mieux vaut bien se renseigner, en plus de bien se préparer, surtout si vous envisagez un parcours autour ou au-delà de votre cotation maximale atteinte !

Autour de Grenoble, le nombre et la variété des via-ferrata permettent d'envisager des sorties pour tous publics et tous niveaux. A titres d'exemples : les parcours de l'Alpe-du-Grand-Serre et de la Dent-du-Chat seront parfaitement adaptés aux enfants (à partir de 8 ans) et aux familles, ceux de la Bastille ou de St-Pierre-d'Entremont permettront d'aller progressivement vers des cotations où la verticalité est plus marquée, celle de la grotte à Carret sera l'occasion de parcourir l'une des plus dures de France, cotée ED, présentant de nombreux passages en surplomb et nécessitant une gestuelle proche de l'escalade. Bref, en via-ferrata, il est certain que vous trouverez de très nombreux parcours, adaptés à vos attentes !

Bertrand Lagrange