Cordeo : canyoning, escalade, via-ferrata et spéléologie autour de Grenoble

Grande voie gorges du Verdon

Cap sur les grandes voies

Envie de prendre de la hauteur, de découvrir d’autres “espaces verticaux”, de vivre l’expérience des grandes voies : c’est possible et c’est même vivement conseillé ! Notre région grenobloise est riche en falaises de plusieurs longueurs et, si ça ne suffit pas, vous pourrez envisager un séjour sur l’un des milliers de sites qui se dressent aux 4 coins de notre belle planète… 

D’abord il faut tordre le cou à l’idée selon laquelle les grandes voies seraient réservées aux grimpeurs particulièrement expérimentées. On peut trouver des itinéraires de tous niveaux et très bien équipées, aussi bien qu’en falaise école. Maintenant il faut garder à l’esprit que la progression sur plusieurs longueurs nécessitera forcément un matériel particulier et un apprentissage de techniques adaptées, la sécurité reste la base de l’escalade ! Savoir poser un relais, assurer un second depuis le haut, descendre en rappel auto-assuré, faire une réchappe… Autant de techniques de corde que vous pourrez apprendre d’abord sur des falaises de 2 à 3 longueurs, comme par exemple St-Egrève Rochepleine ou bien encore le Col du Coq ou Lans-en-Vercors. Un moniteur d’escalade pourra vous enseigner ces techniques sur tous les itinéraires en dessous de 1500 mètres d’altitude ; au-dessus, il faudra prévoir un guide de haute-montagne. 

Il faut par contre bien différencier les grandes voies équipées “à demeure”, avec de solides spits ou broches raisonnablement espacés, de celles partiellement ou pas du tout équipées, qui nécessiteront de prendre des coinceurs, des friends, des pitons, bref du matériel amovibles à ajouter vous-même dans les aspérités du rocher, afin de garantir votre sécurité. Rien d’insurmontable, mais ça demandera un apprentissage supplémentaire. Là encore, un professionnel, moniteur ou guide, pourra vous aider à accéder à l’autonomie, ou bien aussi vous accompagner sur un itinéraire qui vous tient à cœur.  Attention de ne pas minimiser l’aspect psychologique : grimper une grande voie, quelle qu’elle soit, présente déjà un stress supplémentaire par rapport à une falaise école, du fait bien sûr de la hauteur, alors devoir poser soi-même des points de progression, en évaluer la solidité, c’est encore une étape supplémentaire ! Humilité et patiente sont de mise...

Mais quel plaisir et quelle satisfaction de voir son champ de grimpe s’élargir… Et que de belles falaises vous pourrez accéder en sachant évoluer sur plusieurs longueurs. L’expérience est unique et propre à chaque site, à chaque moment. Le partage avec vos “compagnons de cordée”, dans une grande voie, est un moment magique, qu’on n’oublie pas (et on a rapidement envie de s’y remettre, le virus est vite pris !). Alors cap sur les falaises de Presles, dans le Vercors, les Calanques, entre Marseille et Cassis ou encore les gorges du Verdon, pour ne citer que les plus classiques… Les grandes voies n’attendent que vous !

Bertrand Lagrange

Grenoble

Falaises d'histoire

Grenoble, la capitale des Alpes, n’est pas seulement entourée de hautes montagnes. Les falaises et sommets rocheux, plus discrets mais aussi plus proches, y sont nombreux et fréquentés depuis bien longtemps par les grimpeurs. Voici une sélection de quelques sites urbains, classiques et pourtant bien moins fréquentés aujourd’hui.

Le rocher est d’abord un passage incontournable pour les alpinistes désireux de s’entraîner avant d’affronter les sommets. Des itinéraires mixtes, autrement dits “tous-terrains”, sont régulièrement fréquentés sur les pentes du Néron, dès le 19ème siècle. Ils sont encore proche de véritables courses de montagne, avec une approche et une descente à pieds. Mais, à la fois, ces itinéraires sont tous faisables à la journée, du fait de leur proximité avec Grenoble. La plupart sont aujourd’hui délaissés, voire totalement oubliés… A vrai dire, seule la traversée par l'arête sommitale, la voie normale, est régulièrement parcourue. L’escalade y est très facile, plus proche de la randonnée, avec quelques passages nécessitant les mains. Mais le tout est particulièrement aérien : pour ceux qui souhaitent goûter au plaisir du vide, environ 1000 mètres de chaque côté de l’arrête, c’est un incontournable !

Encore plus proche du centre-ville, c’est le site de la Carrière qui devient, dès l’entre-deux-guerres, un laboratoire du geste et de la technique, un peu sur le modèle de ce qui se faisait à la même époque sur les blocs de Bleau, au sud de Paris. On retrouve dès lors les composantes de l’escalade sportive telle qu’on la connaît aujourd’hui. Néanmoins, les premiers à s’intéresser à ce site grenoblois sont encore et avant tout motivés par l’alpinisme, comme le célèbre Lionel Terray, qui y ouvre des passages au-delà du 6ème degré, alors que les chaussons n’existent pas. Allez-vous frotter à la dalle de “baba cool” et ces “rasoirs”, vous comprendrez ce que placement de pieds veut dire ! Ah oui, chose importante à préciser : la Carrière est un site de blocs, situé juste au-dessus de l’Esplanade. La grimpe se fait sans corde et comme les passages sont plutôt hauts (jusqu’à 8 mètres) et les réceptions pas toujours bonnes, mieux vaut y aller avec une certaine humilité, l’engagement y est plus qu’ailleurs une réalité…

Sur la commune de Fontaine, la longue falaise des Vouillants, plus d’un kilomètre de long, surplombe la zone industrielle du même nom. Et quand on dit “surplombe”, c’est vraiment le cas ! D’ailleurs, seule l'extrémité droite est accessible à l’escalade, tout le reste étant occupé par des entreprises souvent bruyantes… Ici, et malgré cette ambiance peu bucolique, ce sont les belles fissures qui attirent les premiers grimpeurs. Dans les années 1950, c’est la mode du piton, des coins de bois, des coinceurs et du “tire-clous”. La plupart de ces voies ont été re-équipées dès les années 1980 sur spits ou broches, permettant ainsi de les grimper en “libre”, sans s’aider et sans se reposer sur du matériel posé. Certaines de ces grandes fissures gardent néanmoins un caractère très engagées… Ou sont même un véritable challenge pour arriver en haut ! La très large fissure du “maigrichon” en est un bon exemple : pourtant modeste 6b, il faut coincer au mieux tout son corps à l’intérieur et ramper au mieux pour espérer avancer entre 2 parois particulièrement lisses et glissantes… On parle alors de “renfougne”, en langage technique. A part ces quelques itinéraires particuliers, le site des Vouillants est encore très largement fréquenté, notamment du fait d’un engagement fort de la commune envers l’escalade et la montagne.

La liste des sites “historiques” pourrait être bien plus longue : en s’éloignant un peu de Grenoble, on aurait pu vous parler de Comboire, des 3 Pucelles, des gorges du Crossey ou bien encore de Lans-en-Vercors… Vous l’aurez compris, l’escalade ne date pas d’aujourd’hui et il est intéressant de découvrir ce que nos anciens faisaient, pour le plaisir “historique” et pour le plaisir tout court de l’escalade !

Bertrand Lagrange

Confortable vol en dévers...

Plus douce sera la chute !...

La chute fait partie intégrante de l’activité escalade : un jour ou l’autre, tout grimpeur y est confronté… Alors mieux vaut s’y préparer et être au point quand elle arrive, et ce, de chaque côté de la corde, grimpeur comme assureur…

L’expérience et l’apprentissage sont dans tous les cas nécessaires pour maîtriser au mieux la chute. Attention aux voies faciles, où le risque de chocs contre des prises ou autres proéminences est plus important que dans un dévers tout lisse. Il faut aussi anticiper l’équipement : l’espacement des points d’ancrage et leur solidité… Savoir ainsi différencier les itinéraires exposés ou pas, c’est déjà faire preuve d’un bon savoir-faire…

Vous voilà  maintenant en pleine ascension, dans une voie bien équipée et pas trop dure, donc a priori rassurante, et tout à coup c’est le vol inattendu, du fait d’une prise de main qui casse, par exemple… Vous pousserez certainement un cri instinctif, mêlant rage et peut-être peur. Mais peur de quoi au fait ? Ah oui, vous vous faites assuré par un parfait inconnu dont vous n’avez pas pris le temps de vérifier s’il savait manier son beau gri-gri flambant neuf… Effectivement il y a de l’inconscience dans l’air !

Là encore, un maître mot : rigueur ! De plus, la cordée, ça veut dire quelque chose, et la sécurité est une affaire d’équipe, on prend soin de soi et de l’autre… Y compris et surtout dans les gestes les plus basiques de l’assurage : ce sont eux, statistiquement, qui génèrent le plus d’accidents graves. Et ne faites pas confiance en n’importe qui, même celui qui se proclame champion du monde, et même si c’est un super pote ! Il faut avoir testé pour de vrai une chute, avec son assureur habituel, pour se rendre compte de son niveau de préparation et de maîtrise… Rien ne vaut le concret !

Car oui, gérer une chute de A à Z n’est pas simple. Le matériel n’est qu’un outil, aussi perfectionné soit-il (et beaucoup le sont aujourd’hui, en plus de leur grande fiabilité…). Le matériel ne peut en aucun cas se substituer à la maîtrise technique de celui qui l’utilise. En plus, il existe aujourd’hui de nombreux systèmes d’assurage sur le marché, avec chacun leurs spécificités… L’assureur doit aussi être bien positionné, pas trop loin du mur ou de la falaise, effectuer une parade avant le premier point, bien ravaler ou au contraire donner du mou quand c’est nécessaire et en cas de chute savoir “amortir” la chute, pour éviter de “sécher” le grimpeur… Bref, être présent, attentif et sérieux… Là encore, l’apprentissage est nécessaire : les professionnels proposent régulièrement des écoles de vol, c’est un bon moyen de s’y mettre...

On a beaucoup parlé de corde, mais la chute arrive aussi en bloc. Et croyez moi, elle n’est pas anodine… Là encore, le matériel, comme les gros tapis, ne font pas tout. Il faut aussi savoir comment tomber, pour préserver dos ou membres inférieurs. Dans certains cas, la parade peut s’avérer nécessaire, et l’apprentissage pour de vrai est indispensable : position des mains, nécessité de plusieurs pareurs ou pas, réception du grimpeur… Une école de chute est possible, en bloc aussi !

Enfin, si la sécurité est l’objectif premier, c’est même vital, au sens basique du terme, il ne faut pas négliger l’aspect psychologique. Car pour beaucoup, débutants ou pas, la peur de la chute est un facteur limitant dans la progression. Elle est aussi génératrice d’un stress tel que le plaisir s’estompe, ce qui est fort dommage… Car, comme toute peur, elle est bien souvent irrationnelle, même si elle peut s’avérer utile quand il s’agit réellement de “sentir” les situations à risque… S’obliger à tester des chutes, avec un compagnon de cordée de confiance, et si besoin avec l’aide de quelqu’un apte à l’enseigner, cela peut mener à une véritable libération pour celles et ceux qui appréhendent exagérément. Si voler est un passage obligé en escalade, cela vaut vraiment le coup de s’y préparer et ne pas voir cela comme une terrifiante fatalité ! Pour plus de sécurité, et plus de plaisir à grimper...


Bertrand Lagrange

Relativité de la difficulté en escalade

Sujet sensible : la cotation des voies

En tant que grimpeurs, notre principal repère quant à nos performances est la cotation des voies

(c'est à dire, enchaînées, en tête, sans point de repos artificiel). Cette échelle permet de faire ses

choix de voies, déterminer ses objectifs et...faire couler beaucoup de salive! Car il faut bien

avouer que lorsqu'on parle des niveaux éloignés (vers le bas) de notre plafond, nous accordons peu d'intérêt aux nuances, alors que dans la zone haute de notre référentiel individuel, là, il peut s'agir d'une affaire de la plus haute importance pour l'espèce homogrimpus!

Mon objectif, ici, est de mettre en perspective les éléments influençant la cotation afin de relativiser un peu ce sujet si brûlant pour certains (en vérité, chacun de nous, surtout lors d'une crise de mauvaise foi...).

 

La perspective historique est nécessaire pour s'y retrouver :

rappelons-nous que jusqu'à la fin des années soixante, l'échelle était bloquée au sixième degré (VI), correspondant aux "limites des possibilités humaines".

C'est un élément très important car, n'ayant pas "le droit" d'annoncer avoir fait une voie en VII (ou VI+), on disait qu'elle était en VI. De même, si on estimait que ce n'était pas les limites humaines, on optait pour un V+, d'où la difficulté parfois extrêmes de ces voies qu'on a parfois omis de recoter! Méfiez-vous donc particulièrement des cotations en chiffres romains, un V+ pouvant parfois cacher un 6a+ surtout s'il s'agit d'un style peu moderne : dièdre, fissure un peu large, cheminées...

 

Après les styles « alpinistiques » dans lesquels nos ancêtres en tricounis excellaient, étant plutôt habitués à grimper les lignes de faiblesse naturelles qui permettaient

de se protéger naturellement au moyen de pitons et autres coinceurs et de coincer leurs "grosses" (chaussures d'alpinisme), est venue, avec le piton à expansion et l'utilisation de

chaussons d'escalade, l'ère de la dalle compacte et autres murs à croûtes. Les qualités des grimpeurs des 80's se sont alors naturellement développées dans cette direction. Sans oublier que

l'équipement parfois minimaliste des voies, encore emprunt de l'esprit alpin, consistait principalement à ne pas se tuer en cas de chute! La maîtrise de soi dans une situation

impressionnante, voire dangereuse étant alors une valeur importante dans notre activité, donnait lieu à un jeu flirtant souvent avec (voire dépassant) les limites! Être grimpeur,

alors, signifiait vouloir se confronter à ce risque et se dépasser psychologiquement (illustré à l'extrême par la pratique du solo présentée alors presque comme un accomplissement dans la pratique de l’escalade).

En regard de ces éléments, le grimpeur moderne, habitué à un équipement abondant s'étant progressivement resserré pour ne pas se blesser, puis, parfois pour ne pas se faire peur, ou pour

permettre de travailler les mouvements sans tomber à chaque essai et, s'entraînant de plus en plus souvent sur les supports très raides des salles d'escalade, trouve souvent les secteurs

"old school", très justement côtés sévèrement et donc peu valorisants allant parfois, cette fois-ci, injustement, jusqu'à les bouder!

On retrouve alors, à l'inverse des voies très raides et résistantes (un style plus dans l’air du temps), fraîchement équipées qui auraient pu paraître très sévères (et odieusement sur-équipées) par le passé. Il faut donc bien tenir compte des modes ayant pu développer plus ou moins de compétences spécifiques selon les époques et les lieux de pratiques habituels de chacun pour relativiser la réalité d'une cotation par rapport à la perception qu'on peut en avoir.

Eh oui, finalement, tout est là dans le problème des cotations, il y a ce qui est valorisant, donc agréable et encourageant, et ce qui ne l'est pas, et donc éventuellement repoussant...

 

Ça, c'était pour les facteurs historico-psycho-sociaux!

 

D'autres éléments subjectifs sont également à prendre en compte. En plus des habitudes de pratique de chacun, on retrouve l'inégalité morphologique qui, elle, est immuable, sauf pour

les enfants. On ne peut nier que de nombreux mouvements ne sont pas de la même difficulté, si l'on mesure 1.50m, 1.70m ou 1.90m et que certains ne seront même pas réalisables par les plus

petits gabarits ce qui peut forcer, souvent, à relativiser, voire faire preuve d'un certain sens de l'humour face à la cotation annoncée.

 

Rappelons également que la cotation ne prend en compte que la méthode de franchissement des difficultés la plus simple. Cette méthode peut parfois ne pas être intuitive du tout, et

que, si on ne possède pas le mode d'emploi détenu par les seuls gardiens des secret locaux, on peut se retrouver face à des difficultés supérieures à celles annoncées!

Les conditions atmosphériques (température et humidité) peuvent également faire varier de manière sensible la difficulté d'un passage particulièrement lisse trompant alors nos sensations du moment.

 

Pour conclure, dans notre discipline, nous ne disposerons jamais d'outils aussi précis que le chronomètre pour juger d'une performance et la cotation doit rester un point de repère pour

s'orienter dans ses choix. L'expérience apprend à relativiser ses réussites et ses échecs.

Lorsque vous ouvrez un topo, pensez à regarder les dates d'ouvertures des voies, ça incite parfois à aborder la falaise avec un peu plus d'humilité (en générale, les cotations modernes sont

moins serrées) et ainsi éviter une trop désagréable remise à l'heure. Si un style dominant se dégage du lieu, les exigences serons souvent plus marquées dans celui-ci, les grimpeurs locaux

ayant développés plus particulièrement les compétences qui y sont liées.

Bref, relativisez! Ce qui compte, c'est de s'être donné à fond dans son escalade, avoir été à la limite de l'échec mais d'avoir quand même réussi in-extremis. C'est là qu'on trouve le plus

grand plaisir de l'escalade sportive et tant pis si, d'habitude, vous réussissez à vue une cotation donnée et que, pour cette voie, il vous aura fallu 6 essais. Elle vous aura fait progresser

contrairement à une voie annoncée plus difficile et réalisée à vue - mais ça c'est quand-même bon pour le moral! Pensez-y au bar des grimpeurs, quand au bout de 2h de débats animés et

à la 8ème tournée (au moins, ça fait marcher le commerce), vous n'avez toujours pas arrêté la cotation de la nouvelle voie à 7c++ dur ou un 8a facile...

Un nom de voie me paraît très à propos, à Pierrot Beach – Vercors : "Cotation, piège à cons"!

 

 

 

 

Presles en hiver

Les falaises d'hiver

L’hiver arrive dans quelques jours et le froid est déjà bien installé sur Grenoble… Bien sûr les salles d’escalade chauffées offrent un confort bien appréciable ! Mais c’est souvent oublier le charme incomparable des falaises au soleil, qui offrent un support de choix aux grimpeurs motivés par l’extérieur.

On a même tendance à oublier que certains sites de la région grenobloise sont carrément plus agréables en hiver, la période estivale étant souvent synonyme de surchauffe… C’est le cas de Comboire, une falaise ancienne, plein sud (sur les premiers secteurs) et très à l’abris du vent. Il faudra juste prévoir de ne pas arriver trop tard : massif du Vercors oblige, le site passe à l’ombre dès le milieu de l’après-midi. Autre exemple, là aussi un grand classique : St-Egrève Rochepleine. La falaise est bien ensoleillée et dégagée, il faudra juste éviter les jours où ça souffle, la vallée étant particulièrement exposée aux vents d’ouest et à la bise…

Vous avez une journée ou un week-end et souhaitez aller un peu plus loin ? Le Vercors offre quelques destinations de choix, à une heure maximum de Grenoble. Sur Presles, vous pourrez par exemple accéder à de nombreux secteurs bien ensoleillés, parfaitement adaptés à la grimpe hivernale, sur des sites écoles mais aussi sur la spécialité du coin, les grandes voies. Encore moins loin, il y a Lans-en-Vercors, toujours plein sud. Mais il faudra compter sur l’absence de neige, sinon attention à l’eau de fonte qui peut rapidement mouiller le rocher.

Vous l’aurez compris, hiver ne signifie pas forcément neige et ski. Ne mettez pas vos chaussons au placard et profitez au contraire de l’effet “four” de quelques falaises bien ensoleillées : le t-shirt au mois de janvier, c’est possible ! Maintenant, le ski, on aime aussi, et on comprendra donc que vous fassiez tout de même quelques infidélités à l’escalade… !

Bertrand Lagrange

R comme Relais

R comme Relais

S’il se doit d’être toujours béton, le relais peut s’avérer parfaitement agréable ou au contraire particulièrement inconfortable. C’est toute la différence entre un relais château et un relais routier, dans le sens que vous voudrez, selon les goûts de chacun.

Escalade enfants et ados

Stages d'escalade pour enfants et ados - Eté 2016

Comme chaque année, Cordeo vous propose de nombreux stages d'escalade pour les enfants et ados sur sites naturels autour de Grenoble durant l'été 2016.

Différentes formules sont proposées en fonction des tranches d'âge : 5-7 ans - 7-10 ans - 8-12 ans et 13-17ans. Les durées sont variables selon les formules : de 3 demi-journées pour les plus jeunes à 3 demi-journées + 1 journée pour les plus grands. Ces stages sont accessible aussi bien aux débutants qu'aux habitués des cours collectifs et autres clubs.

Nouveau!

Face à une demande récurrente, nous proposons également, cette année, pour les ados : 

- un stage multi-activités comportant de l'escalade, de la via-ferrata, du canyoning et la traversée des célèbres 3 Pucelles de St Nizier (du Moucherotte) par le parcours Honneger. Nous sommes certains que la variété du programme ravira tous nos participants, qu'ils découvrent l'activité ou qu'ils la pratiquent régulièrement!

- un stage de canyoning : activité estivale de pleine nature, ludique et active par excellence! Nous parcourrons 2 itinéraires en demi-journée et 2 autres en journée complète parmi les classiques descentes de rivères de Chartreuse, Vercors et Bauges. C'est l'activité idéale pour les chaudes journées d'été!

Nos effectifs étant limités à 6 ou 8 participants par groupe, nous vous conseillons de ne pas attendre la dernière minute pour effectuer l'inscription...

Vous trouverez de nombreux détails de ce programme sur la page suivante : http://ecoleescalade.cordeo.fr/stages-escalade.html#enfants

N'hésitez pas à nous appeler si vous souhaitez de plus amples informations.

Bon été actif à tous et à toutes!

Yann Lefort

Les Petits Piliers à Lans en Vercors

L’escalade avec des jeunes enfants : quelques idées de falaises autour de Grenoble

On a coutume de dire que les premières sorties sont celles qui restent le plus en mémoire. Alors autant bien soigner les plus jeunes d’entre nous lorsqu’ils s’apprêtent à faire leurs premiers pas d’escalade en falaise ! Les topos ne précisent pas toujours si un site est adapté ou non aux enfants. L’expérience et le bouche-à-oreille sont souvent les meilleures garanties. Marche d’approche aisée, pied de voies dégagé et relativement plat, prises rapprochées, hauteur modérée : nul doute qu’aux alentours de Grenoble, vous trouverez plusieurs sites répondant à ces critères. Voici quelques exemples, pas forcément les plus connus, que nous conseillons pour faire grimper de jeunes enfants.

Niché au cœur même de la ville, le Jardin des Dauphins se situe sur les contreforts de la Bastille, juste à côté de la via-ferrata de Grenoble. Équipé récemment, après un intense débroussaillage, il s’accède en quelques minutes à pieds depuis l’Esplanade. Idéal pour les plus urbains d’entre nous ! Un peu plus loin, dans la vallée du Grésivaudan, sur la route qui monte de St-Nazaire-les-Eymes au plateau des Petites Roches, vous pourrez vous arrêter au bloc des Communaux. Situé dans un agréable sous-bois (cabanes et autres jeux possible…), il est de hauteur modérée, donc bien adapté à la maîtrise de cet aspect anxiogène de l’escalade. Toujours côté Chartreuse, n’hésitez pas à rendre une visite au secteur des Buis, dans les gorges du Crossey, non loin de Voiron. Un joli petit vallon ombragé, un magnifique calcaire très sculpté et un panel de voies qui pourra satisfaire tout le monde, enfants mais aussi parents. Dans le Vercors, la liste est longue et les sites variés, avec Lans, les Allières ou le Vallon de la Fauge. On s’attardera sur les Petits Piliers de Lans, véritables parcours de plusieurs longueurs pouvant être réalisés par de très jeunes enfants, à condition bien sûr que les parents maîtrisent les techniques de relais ! En tous cas, original et unique en son genre...

Vous trouverez les accès à ces sites sur les topos de la région, édités par exemple par la section locale de la FFME ou bien encore par Promo-Grimpe. CORDEO propose aux enfants, dès 4 ans, différentes prestations en falaises, toujours encadrées par des moniteurs professionnels : cours particuliers ou en famille, mais aussi stages pendant les vacances scolaires. L’occasion de découvrir les plaisirs de la grimpe sur rocher, avec des séances conçues pour les plus jeunes. Enfin il ne faut pas oublier que l’escalade avec des enfants passe mieux avec des jeux. Certains peuvent s’adapter au milieu vertical et, là aussi, nos moniteurs sont tous formés pour les mettre en œuvre. Vous trouverez plus d’infos sur notre site web : www.ecoleescalade.cordeo.fr.

Bertrand Lagrange

Escalade en Sicile : San Vito Lo Capo

L'escalade en Sicile a commencé à se développer depuis longtemps mais l'activité n'est devenu attractive pour le tourisme que depuis peu! Les principaux sites se trouvaient aux abords des villes (Palerme, Syracuse...) et, sans manquer d'intérêt sportif, séduisaient peu les voyageurs en quête de grimpe exotique (accès scabreux ou introuvable, 
cadre parfois repoussant...). Les secteurs autour de San Vito Lo Capo - station balnéaire sympathique à 1h à l'Est de Palerme - comportent pourtant depuis les années 90 de très belles lignes d'escalade sportive, souvent équipées par des grimpeurs de passage ou, pour les grandes voies, plus ou moins dans un style terrain d'aventure, laissant un peu de matériel précaire en place.
 Leur densité trop faible et un équipement inadapté au milieu marin (la mer est à quelque centaines de mètres voire moins!) n'ont pas su convaincre les voyageurs pendant des années jusqu'à ce que des locaux s'y attellent sérieusement pour équiper des lignes de tous niveaux (surtout dans le 5, 6 et 7) avec du matériel adapté et dans un style plus actuel (moins engagé...). En ajoutant à cela des infrastructures croyant au potentiel touristique de l'activité sur le sites (un camping aux couleurs de la grimpe à 5 minutes, à pied des premiers secteurs), la mer très proche permettant de faire autre chose que grimper (si si, c'est possible!) ou partager son temps avec les amis ou la famille qui ne grimperaient pas, 
des cotations plutôt flateuses (pas toujours dans le 6, encore que se réajustant progressivement...), une escalade sur d'esthétiques volumes de concrétions dans presque tous les niveaux y compris pour les enfants, et une population locale très accueillante, il n'en fallait pas plus pour rendre l'endroit populaire! Les ancrages vetustes ont pour la plupart disparus pour être remplacés par de l'inox adapté permettant alors de fréquenter des endroits jusque-là délaissés (Lost Wolrd et ses chandelles de plus en plus saines, la partie gauche de Cathedral nel deserto, qui est l'un des plus anciens secteurs...).Les grandes voies intéressantes ont également été rééquipées où ne tarderont pas à l'être. Sur place, rendez-vous au Climbing shop - Bar, ils vous tiendrons au courant de l'état actuel des choses car faisant parti des acteurs locaux de l'équipement des voies.
Les meilleurs saisons pour s'y rendre sont l'automne et le printemps (plus humide mais luxuriant et fleuri). Toutes les orientations étant présentes, il est facile de s'organiser pour ne pas avoir trop chaud (on est quand-même à hauteur de la Tunisie...) et le climat insulaire chasse vite les nuages offrant souvent, même les jours de "mauvais temps", de belles fenêtres de grimpe. 
Je ne parle ici que de San Vito Lo Capo, mais de nombreux sites existent et sont en cours de développement sur l'île comme les belles voies de plusieurs longueurs sur la route de Palerme (Monte Pellegrino...) et une importante concentration autour de Syracuse. On doit visiter pour vous en parler bientôt j'espère!
N'attendez pas ici de sélection de voies, le plaisir du voyage allant de paire avec la découverte!

Topos : Di Roccia di sole et Sicily Roc
Quelques photos 

Image Les effectifs : un vrai gage de qualité !

Les effectifs : un vrai gage de qualité !

Lorsque l'on souhaite prendre un cours d'escalade, réaliser une descente en canyoning ou gravir une via-ferrata, c'est souvent le prix, le lieu de pratique, le matériel, les contenus de la prestation ou les références du professionnel qui font d'abord discussions... Et la question de l'effectif arrive souvent bien après. Elle est pourtant fondamentale à bien des égards !

Côté sécurité, un effectif réduit est bien entendu primordial : toutes les activités en hauteur et sur cordes comportent des risques, nécessitant de la part du moniteur une attention de tous les instants et une capacité à intervenir vite si besoin. Autant d'éléments plus délicats à mettre en oeuvre sur des groupes importants.

Côté pédagogie, celle-ci rejoignant bien sûr la sécurité puisqu'il s'agit avant tout de transmettre les techniques de base en ce domaine, il s'avère qu'un groupe réduit apprendra plus vite et surtout mieux, toutes les études d'enseignement le prouvent, bien au-delà de nos seuls sports... C'est ainsi un élément important pour atteindre une autonomie solide du pratiquant, surtout dans des activités techniques comme les nôtres. Un faible effectif permet aussi d'aborder d'autres sujets que la sécurité, comme les aspects environnementaux ou historiques des activités.

A CORDEO, nous limitons en général les groupes à 8 participants par moniteur professionnel (pas d'amateur dans notre équipe d'encadrants), et ce sur l'ensemble de nos activités. C'est bien sûr moins sur certaines prestations plus techniques ou auprès de certains publics (exemples : cours collectifs d'escalade pour les enfants de 4 à 7 ans : 6 participants maximum ; canyons techniques : 2 à 4 participants maximum). Limiter les effectifs à 8 est un choix délibéré et issu de notre expérience de près de 15 ans : pour la sécurité et la pédagogie (les bases de nos enseignements, vous l'aurez compris...), pour aussi un vrai plus en terme de convivialité et de satisfaction de tous !

Nous vous invitons donc à bien prendre en compte ce paramètre quand vous souhaitez pratiquer, ou faire pratiquer à vos enfants, une activité comme l'escalade, le canyoning ou la via-ferrata, et donc à bien comparer les différents prestataires, bureaux de moniteurs, clubs ou salles d'escalade...

Bertrand Lagrange